L'affaire Dreyfus a menacé un temps la République. Accusé de trahison, le capitaine Dreyfus est condamné en 1894 à la détention perpétuelle. Son frère et un
journaliste Bernard Lazare tentent de prouver son innocence. Au départ dans le camp socialiste, seuls les allemanistes soutiennent la cause du déporté. Son cas laisse indiffèrent à cause de son
origine bourgeoise. Les découvertes par le colonel Piquart, de documents accablant le capitaine Esterazy relancent l'affaire.
En 1898, Jaurès convaincu par l'innocence de ce capitaine rentre dans la bataille visant à le réhabiliter. Zola publie son célèbre j'accuse dans le journal l'Aurore
de Clémenceau. Il entraîne un déchaînement de la droite. Jules Guesde déclara la même année que cette bataille n'était pas celle des travailleurs. Cette attitude est critiquée par
Lafargue.
L'aveu et le suicide du colonel Henry, auteur de faux qui accusaient Dreyfus font évoluer l'opinion. En 1899, la menace que fait peser la droite antisémite sur la
République fait réagir les socialistes, constituant des comités de vigilance républicaine. Condamné une deuxième fois en 1899, Dreyfus est gracié avant d'être réhabilité en 1906. L'affaire
Dreyfus est marqué par l'affaiblissement des républicains opportunistes et par une campagne antisémite d'une rare ampleur. Cette affaire a contribué à rapprocher les socialistes et les radicaux
permettant l'accession de la gauche grâce au bloc des gauches.
Les socialistes et l'affaire Dreyfus.
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