"La civilisation occidentale a dû tout son essor à la vigueur de l'individu, à l'esprit d'initiative, de hardiesse en même temps que de prévoyance et de
capitalisation. Ces qualités qui distinguent l'Européen et l'Américain de même souche des autres races, tout le système d'État soi-disant paternel (...) tend à les comprimer d'abord, à les
éliminer ensuite. L'individu n'aura plus à prendre souci de lui-même, ni la famille d'elle-même ; énergique ou non, actif ou somnolent, capable ou borné, il aura un sort fixé d'avance, ne variant
que dans d'étroites limites, un mécanisme automatique, celui de l'obligation législative, de l'assistance d'État, garantira son avenir. Nous considérons ce système comme détestable, propre à
transformer en perpétuels enfants, en êtres engourdis et somnolents, les membres des nations civilisées."
extrait de Paul Leroy-Beaulieu, "Le prochain gouffre : le projet de loi sur les retraites", in L'Économiste français, 11 mai 1901.
tiré du manuel "Histoire Première" de Bertrand-Lacoste, 1997, collection J. Le Pellec, p. 49
Contre les lois sociales, entraves à l'individu
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