histoire socialiste                 

  En 2005, le PS a célébré ses 100 ans d'existence . Ce blog reprend les textes et les iconographies de l’exposition : le socialisme en France et dans le monde de militants socialistes  des Hautes-Pyrénées. 


contact : socialistedegauche65@voila.fr

Mercredi 18 novembre 2009
 Cette désinvolture à l'égard de la souveraineté nationale et de notre charte fondamentale oriente le régime constitutionnel de 1958 vers un système de pouvoir personnel et arbitraire en opposition avec les principes et les règles essentiels de la démocratie. »
Par marx - Publié dans : le socialisme français avant 71
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Mardi 17 novembre 2009
"Je ne suis pas sorti souvent de mon cabinet ministériel pendant la durée de mon Ministère, mais chaque fois que j’en suis sorti, que j’ai traversé la grande banlieue parisienne et que j’ai vu les routes couvertes de ces théories de « tacots », de « motos », de tandems, avec des couples d’ouvriers vêtus de « pull-over » assortis et qui montraient une espèce de coquetterie naturelle et simple, tout cela me donne le sentiment que, par l'organisation du travail et du loisir, j'avais malgré tout apporté une espèce d'embellie, d'éclaircie dans des vies difficiles, obscures ; qu'on ne les avait pas seulement arrachés au cabaret, qu'on ne leur avait pas seulement donné plus de facilité pour la vie de famille, mais qu'on leur avait ouvert une perspective d’avenir, qu'on avait créé chez eux un espoir."
Par marx - Publié dans : textes historiques
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Mardi 17 novembre 2009
 

Député SFIO en 1936, il refuse de voter les pleins pouvoirs au Maréchal  Pétain. En 1940, Il participe à la reconstruction clandestine du parti socialiste. Il gagne Londres en 1942 et devient commissaire à l'intérieur au gouvernement de la France libre.
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Lundi 16 novembre 2009

































1920, scission à Tours ! Il ne faut pas croire que   Les militants adhérants à la SFIC, pensent  adhérer au communisme tel que nous le connaîtrons avec l'histoire.
Pour eux, Lénine est le restaurateur du socialisme d'avant 14 ; les amis de Paul Faure et de Blum, les héritiers des responsables de la guerre et de la trahison.
la carte de cette militante SFIC, est tout simplement une carte de la SFIO, avec un tampon SFIC. A l'enterrement de Jaurès au Panthéon, la SFIC se réclame de Jaurès. il faut attendre 1924, pour que la main-mise de Moscou soit Totale !
Nombreux sont ceux qui regagnent la SFIO, où   le Parti communiste unitaire (PCU) qui devient en 1924 après fusion avec d'autres groupes dissidents, l'Union socialiste communiste.



Par marx - Publié dans : le socialisme français avant 71
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Samedi 14 novembre 2009
 





"On est socialiste à partir du moment où l'on a considéré ce fait essentiel : le patronat et le salariat s'engendrant l'un l'autre et s'opposant l'un à l'autre, à partir du moment où l'on se refuse à accepter ce fait comme nécessaire et éternel, à partir du moment où l'on a cessé de dire : “ Bah !, c'est l'ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n'y changerons rien ”, à partir du moment où l'on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité qui vit en nous. (…) "

Léon Blum, Pour être socialiste, texte paru en 1919.
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Jeudi 12 novembre 2009


Résolution votée au Congrès du parti Socialiste SFIO de Lyon -1912- présentée par Jean JAURES

« Le parti Socialiste doit  défendre avec vigueur, avec passion contre toutes surprises, contre toutes menaces, les institutions, que si la séparation des Eglises et de  l’Etat est un fait accompli de laïcité, la lutte pour la laïcité totale des services de la nation n’est pas close et doit être poursuivie sans défaillance et jusqu’à ce que les Eglises et leurs défenseurs se tiennent strictement sur le terrain de la conscience individuelle privée.
Le congrès décide que les élus législatifs départementaux ou municipaux ont à traduire la volonté formelle du parti en repoussant tous crédits destinés à  subventionner les cultes divers, en s’opposant aussi à la reprise de toutes relations officielles avec les responsables du culte.
Le parti socialiste déclare, en outre, que la façon la plus sure de partager l’école laïque est de donner un enseignement scientifique  aussi étranger aux dogmes capitalistes et chauvins qu’aux dogmes religieux, et de mettre tous les enfants pour leur entretien à la charge de la société représentée par l’Etat, les départements et les communes. Dans ce but, il faut établir un budget d’instruction publique. (…) »


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Mercredi 11 novembre 2009
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Lundi 9 novembre 2009
Par marx
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Jeudi 5 novembre 2009
déclaration de Francfort (1951) 
Buts et tâches du socialisme démocratique, Déclaration de l’IS adoptée à Francfort en 1951

PREAMBULE
1. Le capitalisme, tout en développant depuis plus d’un siècle d’immenses forces productrices, a privé la grande majorité des travailleurs de toute influence sur la production. Il a fait prévaloir le droit de propriété sur les droits de l’Homme. Il a créé une classe nouvelle de salariés, n’ayant pas de droits sociaux ni de biens propres. Il a rendu plus aiguë la lutte entre les classes.
Bien que le monde recèle des ressources suffisantes pour assurer à chacun une vie décente, le capitalisme a été incapable de satisfaire les besoins élémentaires de la population mondiale. Il s’est montré inapte à fonctionner sans crises dévastatrices et sans chômage massif. Il n’a fait qu’accroître l’insécurité sociale et a conduit l’expansion impérialisme et à l’exploitation groupes ethniques. Dans un certain nombre de pays, le capitalisme a contribué, sous la forme du fascisme et du nazisme, à un renouveau de la barbarie telle qu’on l’avait connue dans le passé.
2. Le socialisme est né en Europe d’un mouvement de protestation contre les maux inhérents à la société capitaliste. Parce que les salariés étaient les premiers à souffrir du capitalisme, le socialisme s’est développé d’abord dans la masse des salariés. Aujourd’hui, beaucoup d’autres citoyens - travailleurs des champs et gens de mer, artisans, commerçants, fonctionnaires et membres de professions libérales, artistes et savants - comprennent que l’avenir est au socialisme. Le socialisme fait appel à tous les hommes qui croient à la nécessité d’abolir l’exploitation de l’homme par l’homme.
3. Le socialisme vise à libérer les peuples du joug d’une minorité qui possède ou contrôle les moyens de production de l’ensemble du peuple et à créer une communauté dans laquelle les hommes libres travailleront ensemble, sur base d’égalité.
4. Le socialisme est devenu une force puissante dans le monde. Il est passé de la phase de la propagande à celle des réalisations. Dans quelques pays, les fondements d’une société socialiste ont été établis. Là, les maux du capitalisme sont en train de disparaître et la communauté se développe avec une vigueur nouvelle. Les principes du socialisme prouvent dans l’action leur valeur créative.
5. Dans de nombreux pays, le capitalisme non contrôlé fait place à un régime économique dans lequel l’intervention de l’Etat et la possession collective des moyens de production limitent la puissance du capital privé. La nécessité de la planification économique est reconnue par des masses de plus en plus nombreuses. Les principes de la sécurité sociale et de la démocratie économique gagnent du terrain. Ce développement résulte en grande partie des longues années de lutte du socialisme et du syndicalisme. Là où le socialisme est fort, des progrès considérables ont été accomplis pour l’instauration d’un nouvel ordre social.
6. Au cours de ces dernières années, les peuples des territoires économiques sous-développés ont trouvé dans le socialisme une arme leur permettant de mener leur lutte pour la liberté nationale et un standard de vie plus élevé. Dans ces pays, sous la pression de circonstances différentes, le socialisme démocratique s’est développé sous des formes diverses. Le socialisme international lutte contre les formes parasitaires de l’exploitation des oligarchies indigènes, de même qu’il lutte contre l’exploitation colonialiste du capital étranger. Il lutte pour instaurer la démocratie politique et économique, pour le relèvement du standard de vie des masses populaires par la réforme agraire et l’industrialisation, par les réformes sociales, par l’extension de la propriété collective et le développement des coopératives de consommation et de production.
7. Alors que le socialisme progresse partout dans le monde, de nouvelles forces se sont levées qui menacent l’évolution vers la justice sociale et la liberté. Depuis la révolution bolchevique en Russie, le communisme a retardé ainsi, pour des dizaines d’années, la réalisation du socialisme dans de nombreux pays.
8. Le communisme se réclame à tort des traditions socialistes ; en réalité, il les a défigurées au point de les rendre méconnaissables. Le communisme s’est érigé en un dogmatisme rigide, incompatible avec l’esprit critique du marxisme.
9. Alors que les socialistes veulent assurer la liberté et la justice par l’abolition des classes sociales et du régime capitaliste, les communistes s’efforcent d’aggraver les antagonismes de classe, dans le seul intérêt de la dictature d’un parti unique.

10. Le mouvement international communiste est l’instrument d’un nouvel impérialisme. Partout ou il s’est emparé du pouvoir, il a détruit la liberté et toute chance d’y parvenir. Il s’appuie sur une bureaucratie militaire et une police terroriste. En créant des différences éclatantes de fortunes et de privilège, il a fait naître une nouvelle société de classes. Le “ travail forcé ” constitue un facteur important de son économie.
11. Le socialisme est un mouvement international qui n’exige pas une rigide uniformité de conceptions. Que les socialistes fondent leurs convictions sur le marxisme ou sur d’autres méthodes d’analyse de la société, qu’ils soient par des principes religieux ou humanitaires, ils luttent tous pour un même but: un système de justice sociale, de vie meilleure, de liberté et de paix.
12. Le développement de la science et de la technique a donné à l’humanité la possibilité soit de se détruire elle-même, soit d’assurer l’amélioration continue de son bien-être. En conséquence, la production ne peut être livrée au libre jeu des forces économiques. Elle doit être planifiée. Cette planification doit respecter les droits fondamentaux de la personne humaine. La liberté et la planification sont des objectifs du socialisme, à la fois dans le domaine national et dans le domaine international.
13. L’avènement du socialisme ne sera pas automatique. Sa réalisation exige l’effort de tous ses partisans. Contrairement aux systèmes totalitaires, le socialisme démocratique n’impose pas au peuple un rôle passif, car il ne peut se réaliser qu’avec la participation active du peuple. Ainsi, il constitue la forme supérieure de la démocratie.

I. DEMOCRATIE POLITIQUE
1. Les socialistes luttent pour construire une société nouvelle, dans la liberté et par des moyens démocratiques.
2. Sans liberté, il n’est pas de socialisme. Le socialisme ne peut se réaliser que dans la démocratie, la démocratie ne peut s’épanouir dans le socialisme.
3. La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple. Elle doit sauvegarder :
a. Le droit de l’individu à une vie privée, protégée contre l’intervention arbitraire de l’Etat ;
b. Les libertés politiques, telles que la liberté de pensée, de croyance, d’expression, d’éducation, d’association et de réunion et le droit de grève ;
c. La représentation du peuple au suffrage universel, libre, égal et secret ;
d. Le gouvernement par la majorité et le respect des droits de la minorité ;
e. L’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans considération de naissance, de sexe, de croyance, de langue ou de race ;
f. L’autonomie culturelle pour les groupes ethniques ayant une langue propre ;
g. L’indépendance de la justice ; le droit à un jugement public devant le tribunal compétent doit être garanti à tout accusé qui ne peut être jugé qu’en vertu d’une loi.
4. Les socialistes ont toujours lutté en faveur du respect des droits de l’Homme.
La Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies doit être mise en oeuvre dans tous les pays.
5. La démocratie implique le droit à l’existence de plusieurs partis et le droit à l’opposition. La démocratie a toutefois le devoir de se protéger contre ceux qui abusent des possibilités qu’elle comporte dans le seul but de la détruire. La défense de la démocratie politique est d’un intérêt vital pour les travailleurs. Sa sauvegarde conditionne la réalisation de la démocratie économique et sociale.
6. Une politique s’inspirant de la sauvegarde des intérêts capitalistes ne peut développer ni unifier les forces populaires nécessaires. La démocratie ne peut être défendue qu’avec l’aide active des travailleurs dont le sort est lié à son maintien.
7. Les socialistes se déclarent solidaires de tous les peuples soumis à la dictature - qu’elle soit fasciste ou communiste - dans leurs efforts pour reconquérir la liberté.
8. Chaque dictature - où qu’elle soit établie - menace la liberté de toutes les nations et par la même la paix du monde entier. Toute exploitation de l’homme qui s’exerce par le travail forcé ou par la violation des droits élémentaires de l’individu, que celle-ci s’effectue soit au profit du capitalisme privé, soit au nom d’une dictature politique, menace le niveau matériel et moral de tous les peuples,


II.DEMOCRATIE ECONOMIQUE
1. Le socialisme veut abolir le régime capitaliste en le remplaçant par une société économique dans laquelle l’intérêt collectif prime sur la poursuite du profit. Les buts économiques immédiats de la politique socialiste sont le plein emploi, l’augmentation de la production, le relèvement du standard de vie, la sécurité sociale et la juste distribution des revenus et des biens.
2. Pour atteindre ces buts, la production doit être planifiée dans l’intérêt du peuple tout entier. Cette planification est incompatible avec la concentration du pouvoir économique entre les mains d’une minorité. Elle exige un contrôle démocratique efficace de l’économie.
Le socialisme démocratique s’oppose à la fois à l’organisation capitaliste et à toutes formes de planification totalitaire, qui ne peuvent permettre la mise sous autorité publique de la production ni la juste distribution des produits du travail.
3. La planification socialiste peut utiliser différentes méthodes. L’importance du secteur de la propriété publique et l’étendue de la planification sont déterminées.
4. La propriété collective peut être instaurée soit par la nationalisations des cartels et des autres formes d’entreprises capitalistes privées, soit par la création d’entreprises d’intérêt public régionales ou municipales, ou de coopératives de production ou de consommation.
Ces formes variées de propriété collective ne sont pas des fins en elles-mêmes. Elles doivent servir d’instrument permettant de soumettre au contrôle public les industries de base dont dépendent la vie et le bien être de la communauté, d’accélérer la rationalisation des industries techniquement en retard et d’empêcher l’exploitation du peuple par les monopoles et les cartels du capitalisme privé.
5. La planification socialiste n’exige pas la collectivisation de tous les moyens de production. Elle est compatible avec l’existence de la propriété privée dans certains secteurs importants tels que l’agriculture, l’artisanat, le commerce de détail et les petites et moyennes industries. L’Etat doit empêcher les entreprises privées d’abuser de leurs pouvoirs et doit veiller à ce qu’elles accroissent leur production dans le cadre de la planification générale et au seul profit de la collectivité.
6. Les syndicats et les organisations de producteurs et de consommateurs - facteurs indispensables d’une société démocratique - ne doivent jamais dégénérer en instruments d’une bureaucratie centralisée ou d’un système corporatif. Ces organismes économiques doivent participer à l’élaboration de la politique économique dans le respect absolu des prérogatives constitutionnelles de la représentation parlementaire.
7. La planification socialiste ne signifie pas que toutes les décisions d’ordre économique doivent être prises par le gouvernement ou les autorités centrales. Le pouvoir économique doit être décentralisé dans toute la mesure compatible avec les buts de la planification.
8. Les citoyens doivent participer, à titre individuel et par l’intermédiaire de leurs organisations, au processus de production et empêcher ainsi la naissance d’une bureaucratie privée ou d’Etat. La participation démocratique des travailleurs à la direction des industries doit être garantie.
9. Le socialisme démocratique vise à élargir la liberté individuelle sur la base d’une sécurité économique et sociale et par le développement continu du bien-être.

III. DEMOCRATIE SOCIALE ET
PROGRES CULTUREL
1. Le principal moteur du capitalisme est le profit privé. Celui du socialisme est de satisfaire les besoins humains.
2. Le revenu national doit être reparti en premier lieu en fonction des besoins humains les plus élémentaires, sans que l’individu soit en aucune façon dégagé de son obligation de contribuer, selon ses capacités, à l’effort de production. Les socialistes considèrent comme profondément juste la revendication ouvrière tendant à la rémunération équitable du travail. Ils croient en outre qu’il est d’autres stimulants au travail, tels que la joie du travail bien fait, la solidarité et l’esprit d’équipe, qui peuvent être particulièrement développés si les hommes exercent leur activité dans l’intérêt commun.
3. Le socialisme ne défend pas seulement les droits politiques fondamentaux, mais aussi les droits économiques et sociaux de l’individu. Ces droits sont entre autres :
le droit au travail ;
le droit à l’aide médicale et à l’assistance pré et postnatale ;
le droit aux loisirs ;
le droit à la sécurité économique pour les vieux et en cas de chômage ou d’incapacité de travail ;
le droit à la protection de l’enfance, et celui de la jeunesse à une éducation en rapport avec les capacités individuelles ;
le droit à une habitation décente.
4. Les socialistes luttent pour l’abolition de toutes les discriminations légales, sociales, économiques et politiques qui existent entre l’homme et la femme, entre les catégories sociales, entre la ville et la campagne, entre les régions et entre les groupes ethniques.
5. Le socialisme vise au-delà de l’établissement d’un nouvel ordre économique et social. Le progrès économique et social trouve sa justification morale et profonde dans la mesure où il sert à l’émancipation et à l’épanouissement de la personne humaine.
6. Le socialisme démocratique s’oppose au capitalisme, non seulement en raison de son incapacité économique et de l’oppression matérielle à laquelle il soumet les masses, mais avant tout parce qu’il blesse en eux leur sentiment de justice. Il s’oppose à toutes les formes du totalitarisme qui constitue un outrage à la dignité humaine.
7. Le socialisme démocratique lutte pour libérer les hommes de la peur et de l’inquiétude, inséparables de l’insécurité économique et politique sous toutes ses formes. Cette libération ouvrira la voie au libre développement spirituel d’hommes conscients de leurs responsabilités ainsi qu’à l’évolution culturelle de leur personnalité. Le socialisme démocratique est un facteur puissant de ce développement culturel.
8. Le socialisme veut mettre à la disposition des hommes toue les moyens qui leur permettront d’accéder à une plus haute culture. Il soutient toutes les aspirations et encourage les créations de l’esprit humain. Les trésors de l’art et de la science doivent être accessibles à tous.

IV. DEMOCRATIE INTERNATIONALE
1. Le mouvement socialiste est depuis sa naissance un mouvement international.
2. Le socialisme démocratique est international parce qu’il vise à la libération de l’humanité de toute servitude économique, spirituelle ou politique.
3. Le socialisme démocratique est international parce qu’il considère qu’aucune nation ne peut résoudre dans l’isolement ses propres problèmes économiques et sociaux.
4. Le principe de la souveraineté nationale illimitée doit être aboli.
5. Le nouvel ordre mondial pour lequel luttent les socialistes ne peut se développer pleinement et pacifiquement que par la coopération librement consentie entre nations. Ce qui exige l’établissement d’une démocratie internationale et d’un ordre juridique international garantissant la liberté des peuples et le respect des droits de l’Homme.
6. Le socialisme démocratique considère la création de l’O.N.U. comme un pas important vers l’établissement d’une communauté internationale ; il réclame la stricte application des principes de la Charte.
7. Le socialisme démocratique rejette toute forme d’impérialisme. Il combat l’oppression et l’exploitation de tout le peuple par un autre.
8. Il ne suffit pas de s’opposer à l’impérialisme. De vastes surfaces du monde connaissent encore la misère la plus profonde, l’ignorance, la maladie. La misère dans l’une des parties du monde menace la prospérité des autres parties. La misère est un obstacle au développement de la démocratie. La démocratie, la prospérité et la paix exigent une redistribution internationale des richesses mondiales et une augmentation de la productivité des régions économiquement sous-développées. Il est dans l’intérêt de tous les peuples d’élever dans ces contrées le niveau matériel et culturel de l’existence. Le socialisme démocratique doit inspirer le développement économique, social, et culturel dans ces régions, afin qu’elles ne deviennent pas victimes de nouvelles formes d’oppression.
9. Le socialisme démocratique considère le maintien de la paix mondiale comme la tâche la plus urgente de notre époque. La paix ne peut être assurée que par un système de sécurité collective. Ce système créera les conditions d’un désarmement mondial.
10. La lutte pour la sauvegarde de la paix est inséparable de la lutte pour la liberté. Les menaces qui pèsent sur l’indépendance des peuples constituent la cause directe des dangers de guerre de notre époque.
Les socialistes luttent pour un monde de paix et de liberté, pour un monde dans lequel l’exploitation et l’esclavage de l’homme par l’homme et des peuples par les peuples seront bannis, pour un monde dans lequel l’épanouissement de la personne humaine doit engendrer le développement fructueux de toute l’humanité.
Dans leur lutte pour ces objectifs suprêmes, les socialistes font appel à la solidarité de tous les travailleurs.
Par marx - Publié dans : internationales socialistes
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Mercredi 4 novembre 2009
1905 : les élus unifiés Le groupe socialiste au parlement est composé de : Allier : Constant et Thivrier Ardennes : Lassalle et Poulain Bouches-du-Rhône : Antide Boyer, Baron, Cadenat, Carnaud Cher : Breton Côte d’Or : Bouhey-Allex, Camuzet Gard : Devèze, Fournier, Pastre Guadeloupe : Gérault-Richard Hérault : Bénézech Indre : Dufour Loire : Augé, Briand, Charpentier, Piger Nord : Delory Pas-de-Calais : Selle Rhône : Augagneur, Colliard, de Pressensé Saône-et-Loire : Bouveri Seine : Bagnol, Cardet, Coutant, Dejeante, Paschal Grousset, Meslier, Rouanet, Sembat, Vaillant, Veber, Walter Tarn : Jaurès Var : Allard, Ferrero, Vigne Haute-Vienne : Labussière
Par marx - Publié dans : le socialisme français avant 71
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