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Noëlline Castagnez 

 

Résumé

Au lendemain du 21 avril 2002, la notabilisation du parti socialiste fut dénoncée pour expliquer la défaite de Lionel Jospin et l’absence de mobilisation populaire sur son nom. Le processus s’instaura en fait sous la Quatrième République, laissant de nos jours l’image dégradée d’un « parti de notables de la Troisième Force ». Pourtant, le PS-SFIO se voulait encore et toujours un parti révolutionnaire et de lutte de classe. Mais, en dépit de réflexes ouvriéristes dans le choix de ses candidats, il n’était plus sociologiquement le représentant générique de la classe ouvrière. Grâce à leur implantation locale et à leur ruralisation, ses parlementaires et conseillers généraux devinrent des notables, personnel vieillissant et hostile à la féminisation. Leur professionnalisation fut accentuée par un cumul croissant des mandats et leur capacité à pratiquer des alliances de Troisième Force sur le terrain, alors que celle-ci avait fait long feu au Parlement. Rechignant à animer la Fédération des élus socialistes au profit de l’Association des maires de France, l’autonomisation des élus remit en cause leur intégration à l’appareil militant, et valorisa la défense de l’intérêt général au détriment de l’esprit de parti. Face à l’érosion de sa base militante et de ses suffrages, mais fort de ses notables locaux, le PS-SFIO dut accepter de voir s’effriter le mythe d’un « parti de la classe ouvrière ».

à lire ici http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2007-4-page-35.htm

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