"Du mur des fusillés de mai 71, j’aurais voulu saluer les morts des hécatombes nouvelles, les mar-tyrs de Montjuich, les égorgés d’Arménie, les foules écrasées
d’Espagne, les multitudes fauchées à Milan et ailleurs, la Grèce vaincue, Cuba se relevant sans cesse, le généreux peuple des États-Unis qui, pour aider à la délivrance de l’île héroïque, fait la
guerre de liberté. Puisqu’il n’est plus permis d’y parler hautement, c’est ce livre que je leur dédie ; de chaque feuillet soulevé comme la pierre d’une tombe s’échappe le souvenir des
mords. "
L. MICHEL. Paris, le 10 juin 1898.
L. MICHEL. Paris, le 10 juin 1898.